Q - Le parlement israélien vient d’adopter une nouvelle loi imposant un referendum avant tout retrait des territoires du Golan ou de Jérusalem. Quelle est la réaction de la France ?
R - Je vous rappelle que la France, à l’instar du reste de la communauté internationale, ne reconnaît pas l’annexion par Israël ni de Jérusalem-Est, ni du plateau du Golan.
Cette position, exprimée par le Conseil de sécurité des Nations unies dans ses résolutions 478 et 497, a été rappelée par l’Union européenne dans les conclusions du Conseil Affaires étrangères du 8 décembre 2009.
Nous appelons toutes les parties - Israéliens, Palestiniens et Syriens - à renouer le dialogue en vue de parvenir à une solution négociée et agréé par tous qui permettra de régler le statut de ces territoires.
Q - Vous appelez les trois parties à renouer le dialogue, mais la politique israélienne qui consiste à continuer la colonisation à Jérusalem-Est et en Cisjordanie bloque le Processus de paix. Allez-vous continuez longtemps a lancer des appels ? Le président Sarkozy hier a dit que la France allait opter pour les approches multilatérales, il parlait de négociations directes ?
R - Hier, le président de la République a prononcé un discours très important à l’occasion du 40e anniversaire de la Chambre de commerce franco-arabe. Il est important que les négociations directes engagées à Washington puissent reprendre au plus vite pour traiter les questions de fond liées au statut final. Nous apportons notre soutien à toute solution qui permettra de créer les conditions d’une reprise des pourparlers notamment à travers la reconduction dans la durée du moratoire israélien sur la colonisation. Le président de la République a souligné l’importance et l’urgence d’une action collective et déterminée.
Q - Au sujet du tramway de Jérusalem, la société Veolia a commencé les essais il y a quatre jours. Ce tramway traverse Jérusalem-Est, alors que vous dites que vous ne reconnaissez pas l’annexion de Jérusalem-Est par Israël. Donc Veolia et Alstom vont à l’encontre de la diplomatie française. Qu’en dites-vous ?
R - S’agissant du projet de tramway, nous avons déjà eu l’occasion d’en parler ici. Nous considérons que cela ne remet nullement en cause la position française sur ces questions qui est parfaitement connue. L’action de sociétés françaises dans le cadre de contrats de ce type ne marque évidemment en aucune façon un changement de position des autorités françaises. Je vous dis très nettement et très fermement ce que nous avons dit au Palestiniens : cela ne remet nullement en cause la position officielle qui est la nôtre.
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