Réponse de Ségolène Royal Elections 2007 - Le droit pour la paix1. J’ai pris l’engagement, dans le Pacte présidentiel que j’ai présenté aux Français, de proposer à nos partenaires européens une initiative pour une Conférence internationale de paix et de sécurité au Proche- Orient. Les États-Unis seront évidemment associés à cette initiative. L’objectif est la recherche d’une solution du conflit dont chacun connaît les principes : la sécurité d’Israël et la création d’un État palestinien indépendant et viable. Les négociations devront s’appuyer sur les résolutions des Nations unies, les termes de référence acceptés lors de la Conférence de Madrid et, bien sûr, les engagements déjà souscrits par les deux parties.
2. Je suis très attachée au respect des règles du droit humanitaire ; les Conventions de Genève notamment doivent, bien entendu, être respectées par Israël.
3. On ne peut pas considérer que les coopérations économiques entre les entreprises françaises et Israël, en l’occurrence, l’exploitation d’une ligne de tramway en construction à laquelle vous faites allusion, soient destinées à renforcer ou à légitimer les colonies israéliennes dans les Territoires occupés. Le sort de ces colonies devra être décidé entre les deux parties lors des négociations pour une paix définitive et la création d’un État palestinien.
4. Je constate que l’article 2 de l’accord d’association entre l’Union européenne et les pays de l’autre rive de la Méditerranée n’a jamais été appliqué. Pourtant, l’un des objectifs de cet accord est la promotion de la démocratie et le respect des droits de l’homme dans les pays signataires. S’agissant d’une éventuelle suspension de l’accord d’association avec Israël, je note que la question est effectivement posée au sein des instances européennes, notamment au Parlement européen, à l’initiative du groupe socialiste. La France ne s’opposerait évidemment pas à un consensus qui apparaîtrait dans ce sens.
5. Les aides de l’Union européenne à l’Autorité palestinienne ont, en effet, été suspendues après la victoire électorale du Hamas aux élections législatives de janvier 2006. J’ai regretté la position du Hamas qui ne reconnaît toujours pas Israël et n’a pas renoncé à la lutte armée. J’ai néanmoins estimé que la suspension de l’aide qui frappait durement la population palestinienne ne contribuait pas à l’avancée de la paix. J’ai souhaité son rétablissement qui me semble aujourd’hui d’autant plus d’actualité qu’un gouvernement de coalition vient d’être formé.
6. Comme vous le savez, le gouvernement de Lionel Jospin avait en 2001 proposé l’envoi d’une force de protection et d’interposition entre Israël et les Palestiniens. Cette idée pourra faire partie des négociations que je souhaite voir s’engager.
7. Voir la réponse à la question 1.
8. L’objectif à long terme doit être un Moyen-Orient sans armes de destruction massive. C’est l’aspiration des peuples de la région et c’est une exigence pour la paix dans cette partie du monde. Je souhaite qu’Israël signe le Traité de non-prolifération nucléaire qui permettra à l’AIEA d’inspecter ses installations nucléaires. Je répète ma position à propos de l’Iran qui doit se conformer aux demandes de l’AIEA et donner des garanties sur sa non accession au nucléaire militaire. |
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