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Réfugiés

21 juin 2016

Il y a 69 ans avait lieu la « Nakba », catastrophe, qui se réfère à la période de dépossession, de destructions, d’expulsions, de pillages et de massacres à l’encontre des Palestiniens menant à la création d’Israël en 1948.



Les réfugiés palestiniens sont définis par l’UNRWA (l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) comme « les personnes dont le lieu de résidence normal était la Palestine durant la période du 1er juin 1946 au 15 mai 1948, et qui ont perdu leur maison et leurs moyens de subsistance en raison du conflit de 1948 », ainsi que leurs descendants.

Historique

De novembre 1947 à mai 1948, plus de 800 000 Palestiniens (sur 1,4 million) furent expulsés de leurs terres par les forces armées juives et les combats.
Au total, 531 villages palestiniens ont été détruits pendant cette période.
Une nouvelle vague d’expulsions s’est produite lors de la guerre de 1967.

« La création d’Israël » : infographie de Vizualing Palestine.

Pour plus d’informations sur l’exil des Palestiniens en 1948, lire notre fiche contexte sur la Nakba.


Population

On compte 5 589 488 réfugiés palestiniens enregistrés auprès des agences des Nations unies :
2 212 917 en Jordanie
1 349 473 dans la bande de Gaza
942 184 en Cisjordanie
591 780 en Syrie
493 134 au Liban

Un aperçu des camps de réfugiés dans la région ici.

Hors la comptabilisation de l’UNRWA, on compte également :
1,05 million de réfugiés de 1948 qui n’ont jamais été enregistrés à l’UNRWA.
1,1 million de réfugiés de 1967 et leurs descendants.
• Des centaines de milliers de réfugiés qui vivaient dans les Territoires occupés et qui ont subi des déplacements forcés après 1967, suite aux politiques d’occupation d’Israël.


Les camps

29% des réfugiés vivent dans des camps de l’UNRWA.
58 camps de réfugiés existent au Moyen-Orient dont 19 en Cisjordanie, 8 dans la bande de Gaza, 12 au Liban, 10 en Jordanie et 9 en Syrie.
Les camps les plus importants en Palestine sont ceux de Jabalia (113 165 personnes) et Rafah (110 198), tous deux situés dans la bande de Gaza. En Cisjordanie, le camp le plus important est celui de Balata (26 644) près de Naplouse.


La majorité des réfugiés vivent en Cisjordanie et à Gaza ou dans les pays voisins. En moyenne, les réfugiés vivent dans de moins bonnes conditions que les non-réfugiés (surpeuplement, manque d’infrastructures, pauvreté etc.)
Près de la moitié des réfugiés sont apatrides et entre 40 et 50% ont moins de 15 ans.

Palestine

42,8% de la population sont des réfugiés.
Le taux de chômage parmi les réfugiés est de 32,3%, alors que celui des non réfugiés est de 21,4%.

Suite à l’offensive israélienne de l’été 2014, plus de 142 000 maisons de réfugiés palestiniens ont été impactées. En juin 2016, 67 000 familles ont reçu les subventions de l’aide d’urgence pour la reconstruction de leur logement.
Pour plus d’informations sur l’attaque israélienne sur Gaza à l’été 2014, consultez les chiffres-clés sur Gaza.

Jordanie

Aujourd’hui, les Palestiniens représentent 60% de la population en Jordanie. Beaucoup ont acquis la nationalité jordanienne et tous disposent des mêmes droits que les Jordaniens, à l’exception des quelques 100 000 réfugiés venus de Gaza en 1967 (Gaza n’a jamais fait partie du royaume jordanien alors que la Cisjordanie y était intégrée de 1948 à 1967).
Les Palestiniens de Jordanie ne sont néanmoins pas protégés des discriminations. L’été dernier, suite à des combats violents en Syrie, les autorités ont refusé l’entrée de réfugiés palestiniens de Syrie tout en acceptant les réfugiés syriens.

Liban

Les réfugiés palestiniens représentent plus de 10% de la population et sont considérés comme des étrangers « résidents temporaires ».
Longtemps vus par les Libanais comme porteurs de déstabilisation, ils sont encore aujourd’hui synonymes de fardeau. Ils vivent dans des camps fermés et étroitement surveillés par l’armée libanaise. Plus de 20 professions leur sont interdites et ils ne peuvent acquérir des biens fonciers.

Syrie

Les Palestiniens réfugiés en Syrie ont plus de droits qu’au Liban, comme l’accès aux services sociaux, mais ils vivent à nouveau la migration forcée à cause du conflit syrien, et sont particulièrement vulnérables aux conséquences de la guerre.
Depuis 2011, plus de la moitié des réfugiés palestiniens ont été déplacés (soit 339 000 sur 560 000 réfugiés encore présents en Syrie), à l’intérieur ou hors de Syrie.
Dans les pays hôtes, ils se retrouvent souvent sans statut légal et sont sujets à une grande vulnérabilité.
D’autres demeurent dans des camps en Syrie, souvent dans des conditions déplorables. 430 000 réfugiés palestiniens en Syrie ont besoin d’aide humanitaire selon l’UNRWA.

Sources :
Badil – Resource Center for Palestinian Residency and Refugee Rights
Human Rights Watch
PASSIA (Palestinian Academic Society for the Study of International Affairs)
PCBS (Palestinian Central Bureau of Statistics)
UNRWA (United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees)


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