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"Elections 2007 - Le droit pour la paix" - présentation et synthèse des réponses

Elections 2007 - Le droit pour la paix Présentation des réponses des candidats au questionnaire de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine.

La nécessité de faire respecter le droit

Ce questionnaire est le fruit d’un travail collectif. Il rappelle en huit points les grands enjeux du conflit et les leviers d’actions permettant d’avancer vers une solution politique.

Notre objectif est ainsi de faire émerger la question palestinienne dans le débat public de la campagne présidentielle.

Le sens de notre démarche est d’insister auprès des candidats sur la nécessité d’un accord de paix fondé sur le plein respect du droit international (résolutions des Nations Unies, IVème Convention de Genève) permettant la constitution à côté de l’Etat d’Israël d’un Etat palestinien libre et souverain avec Jérusalem comme capitale de chaque Etat. Nous avons aussi voulu mettre en avant à travers ce questionnaire la nécessité d’une solution politique entre les deux peuples sans laquelle aucune paix ne sera possible.

La Plateforme attendait du (de la) prochain(e) Président(e) de la République française qu’il (elle) porte un engagement ferme et fort, au niveau international mais aussi européen, sur la résolution du conflit et la fin de l’occupation de la Palestine dans le respect du droit international.

La quasi-totalité des candidats auxquels nous avons adressé le questionnaire nous ont répondu :

Convergences------------------------------------------------------------------------------------------------------

- L’affirmation de la légalité internationale La Plateforme a constaté parmi les candidats un large consensus sur la réaffirmation du droit et de la légalité internationale, y compris sur les questions cruciales du statut de Jérusalem et des réfugiés palestiniens.

- Le rôle de l’Union européenne Les candidats dans leur ensemble mettent en avant le rôle clef que peut et doit jouer l’Europe dans la résolution du conflit, en tant qu’acteur autonome. M. Bayrou parle de « tenir tête à certains de nos partenaires internationaux » pour faire valoir le point de vue européen. Mme Royal avait lors de son discours à Villepinte réclamé « de nos meilleurs amis que les résolutions du Conseil de Sécurité soient mises en œuvre ». M. Sarkozy voit dans l’Europe « un véritable acteur ».

Convergences et différences d’approche---------------------------------------------------------------------------

- La nécessité d’une conférence internationale et d’une force de protection

Les candidats insistent sur la nécessité d’une initiative diplomatique conduisant à une conférence internationale sous l’égide des Nations unies pour une paix israélo-palestinienne ainsi que l’envoi d’une force multinationale de protection sous mandat de l’ONU. Ainsi M. Bayrou conditionne toutefois l’efficacité et la durabilité de cette force si « elle fait suite à un accord politique sur le terrain ». M. Besancenot estime que les Palestiniens doivent eux seuls « déterminer si ils souhaitent ou non une intervention internationale et la nature de celle-ci ».

- La question du nucléaire israélien et l’inspection par l’AIEA de l’arsenal nucléaire israélien

La majorité des candidats se prononce pour la nécessité de créer une zone dénucléarisée au Proche-Orient tandis que Mme Royal, M. Besancenot, M. Bové, Mme Voynet et Mme Buffet souhaitent voir Israël ratifier le Traité de Non Prolifération. M. Bayrou affirme concernant cette question qu’il n’est pas nécessaire de « stigmatiser à toute force tel ou tel mais de renforcer le régime de non prolifération ».

Divergences-------------------------------------------------------------------------------------------------------

- La construction d’une ligne de tramway entre Jérusalem-Ouest et Jérusalem-Est par deux entreprises françaises

Les positions des candidats diffèrent en effet sur cette question. Elles oscillent entre la demande de l’arrêt de la construction de cette ligne car contraire au droit international (M. Besancenot, M. Bové, Mme Voynet et Mme Buffet) et celle ne pas considérer cette ligne comme un renforcement de la colonisation israélienne de Jérusalem mais seulement comme un marché international qui bénéficiera à l’intérêt général (Mme Royal, M. Bayrou).

- La question des prisonniers palestiniens

Les réponses à cette question sont partagées entre les candidats favorables à une libération des prisonniers politiques palestiniens, dont les élus palestiniens toujours emprisonnés par l’armée israélienne (M. Besancenot, M. Bové, Mme Voynet et Mme Buffet) et ceux qui souhaitent lier cette question, ou plus globalement la reprise du processus de paix, à la libération du soldat israélien Gilad Shalit (M. Sarkozy, M. Bayrou).

- La suspension de l’accord d’association entre Israël et l’Union européenne

Si M. Besancenot, M. Bové et Marie George Buffet appellent à la suspension de l’Accord d’association, Ségolène Royal affirme que « la France ne s’opposerait évidemment pas à un consensus qui apparaîtrait dans ce sens » au sein des instances européennes. Pour Mme Voynet, « la France n’ira pas jusqu’à suspendre l’accord d’association » mais « elle demandera fermement l’application de l’article 2 (qui stipule que « les relations entre les deux parties, de même que toutes les dispositions du présent accord, se fondent sur le respect des droits de l’Homme et des principes démocratiques ». M. Bayrou se positionne contre une telle suspension qui ferait « le jeu des extrémistes » et « triompher les partisans de la rupture ».

- La reprise de l’aide européenne à l’Autorité palestinienne et la restitution des taxes dues par Israël à l’Autorité palestinienne

Pour M. Bayrou, le dialogue entre l’UE et l’Autorité palestinienne sur cette question doit se faire « dans un contexte de reconnaissance des Etats voisins et notamment d’Israël, de respect des accords passés et de condamnation de la violence » et avec l’« exigence fondamentale qui est le bien-être du peuple palestinien ». Mme Royal se déclare en faveur du rétablissement de l’aide ainsi que M. Besancenot, M. Bové , Mme Voynet et Mme Buffet.




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