DOSSIER SPECIAL - La procédure et les positions La Palestine devient le 195e Etat membre de l'UNESCO. 107 États ont voté pour, dont la France, le Brésil, la Chine, l'Inde et l'Afrique du Sud, 52 se sont abstenus dont la Grande Bretagne et 17 ont voté contre dont les USA, le Canada et l'Allemagne.
La pression américaine et européenne semble avoir été très forte pour que la Palestine abandonne sa demande d'adhésion ou tout au moins accepte la proposition européenne d'une adhésion incomplète. La France a donc voté en faveur d'une (...)
En vue du discours de Mahmoud Abbas devant les Nations unies le 23 septembre prochain, nous vous proposons un dossier spécial « La Palestine à l'ONU ». Comment s'organise le vote, quelles sont les positions, de la société civile, les déclarations officielles, les analyses ? Ce dossier tente d'y répondre.
Les Nations unies l'affirment sur leur site Internet : « la reconnaissance d'un nouvel État ou d'un nouveau gouvernement est un acte que seuls les autres États et gouvernements peuvent accomplir. Elle implique généralement l'instauration de relations diplomatiques. L'ONU n'étant ni un État, ni un gouvernement, elle n'est pas habilitée à reconnaître un État ou un gouvernement ». En d'autres termes, être membre des Nations unies n'est pas (...)
LES POSITIONS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE
Réseau des ONG palestiniennes (PNGO) « Tout geste politique vers une participation pleine et entière au Nations unies doit maintenir le statut de l'OLP en tant que plus haut niveau d'autorité. Le Réseau des ONG palestiniennes affirme que l'OLP est le seul et légitime représentant du peuple palestinien. Pour le Réseau des ONG palestiniennes, cette initiative de septembre n'est qu'un aspect d'une stratégie et non la (...)
Mahmoud Abbas « Nous sommes à n'importe quel moment prêts à retourner à la table des négociations si Israel est dans le même état d'esprit ». Pour en savoir plus.
Saeb Erakat, membre de la délégation palestinienne « Si Benjamin Netanyahou accepte la déclaration du Quartette, il doit alors annoncer un arrêt de la colonisation, ce qui concerne aussi la croissance naturelle, et accepter le princiupe de des frontières de 1967, car c'est ce qui a été clairement demandé par le Quartette ». (...)
POSITION OFFICIELLE
Benjamin Netanyahu, discours devant l'Assemblée générale « Israël accueille l'appel du Quartette pour des négociations directes entre les parties sans préconditions ». Pour en savoir plus.
Benjamin Netanyahu, discours devant l'Assemblée générale Nous demandons aux Palestiniens de faire en fin de compte ce qu'ils ont refusé de faire il y a 62 ans : dire oui à un Etat juif. De la même façon que nous sommes invités à reconnaître un Etat pour le peuple (...)
Ministère des Affaires étrangères (Point presse du 11 octobre) Notre objectif est que les négociations reprennent entre Israéliens et Palestiniens. Le Quartet s'était réuni à New York, puis tout récemment à Bruxelles. Nous attendons que le mouvement espéré se produise. Nous encourageons le Quartet à poursuivre ses efforts. Nous allons continuer à travailler avec Mme Ashton, nos partenaires européens et les autres composantes du Quartet, dans la ligne des propositions faites par le (...)
Dominique Vidal, historien et journaliste « La reconnaissance de l'Etat de Palestine ne modifiera évidemment pas d'un coup de baguette magique la situation sur le terrain. Beaucoup dépendra de la mobilisation des Etats et des opinions pour que le droit international s'y applique. Dommage que la France ne joue pas une partition digne d'elle dans cet indispensable concert. Elle servirait la paix, mais redorerait aussi son blason passablement rouillé par son rapprochement avec Israël et sa (...)
Bill Clinton « Tout le monde sait que le Congrès est l'entité parlementaire la plus pro-israélienne dans le monde. Ils n'ont plus à le démontrer »
Mgr Mamberti, chef de la diplomatie vaticane "La résolution 181 de 1947 pose la base juridique pour l'existence de deux États. L'un d'entre eux a déjà vu le jour, alors que l'autre n'a pas encore été constitué, bien que près de soixante-quatre ans se soient passés. Le Saint-Siège est convaincu que, si on veut la paix, (...)
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